On fouillant dans mes archives, je trouve un article que j’au pu rédiger pour la revue de mon institut. Pour un problème qu’on qualifiera d’ « administratif », le seul numéro de notre revue, et donc de mon article, n’a vu le jour que… 6 mois après qu’on l’avoir bouclé…
Le titre est « Le foot-business tue à coup de profit »
Zidane « acheté » pour 75 millions d’Euros, Figo à 61 millions, Ronaldinho « je te le donne à 100 millions » … il n’est un secret pour personne, les sportifs du haut niveau et en particulier les footballeurs gagnent à coup de millions (et encore !). Mais quel est réellement l’état des lieus dans ce monde qui déchaîne tant les passions ? Qui commande et qui obéit ? Il est clair que les chiffres présentés au début de cet article ne sont que l’arbre qui cache la forêt.
Bienvenue dans le « foot fric »
Dire que le football est uniquement un sport de ballon convivial n’est qu’illusion. La télévision dans une obsession d’augmentation de l’audimat, les annonceurs à la recherche de la perle rare utilisée comme support de marque, les clubs de foot cotés en bourse adaptant une politique de séduction basée sur la marketing, la planète foot occupe tous les esprits et concerne tous les portefeuilles. Les pratiques douteuses (douteuse est bien entendu un euphémisme) aussi se font monnaie courante et ne concerne plus que les matchs à proprement parlé. Même, par exemple l’élection d’un pays pour accueillir un événement majeur (comme la coupe du monde) est suspicieux prenant en considération tout ce qu’un pays gagnera en organisant cet événement.
Le diktat des chaînes télé
L’essentiel des ressources financières émane de la vente de droits de retransmission et de contrats publicitaires. Ainsi quand on est en présence d’un « gros acheteur », les ligues et fédérations qui organisent des compétitions ne peuvent que s’incliner devant ces puissances. Comme exemple, on peut citer l’Italie où c’est Sky qui décide (implicitement) des horaires des matchs selon leurs importances. Aussi, il n’y a pas très longtemps, ARTE, chaîne franco-allemande allait diffuser un reportage montrant la corruption dans la FIFA, ce reportage a été déprogrammé…
Les annonceurs s’y mettent aussi
Qu’ils soient sponsors ou équipementiers, les grandes marques ont aussi leurs mots à dire. Adidas et Coca Cola sont les premières multinationales à conclure des accords publicitaires lucratifs, notamment pour la FIFA. Le foot de haut niveau et son sponsoring sont une gigantesque machine à recycler l'argent. Ainsi, on associe souvent un joueur avec une marque. Zidane avec Adidas, Ronaldinho avec Nike etc. Le train de vie des joueurs « passés » sous contrat est rythmé selon les désirs des leurs « partenaires ». Ces joueurs ont l’obligation de ne porter que ces marques, que ce soit à l’entraînement, en conférence de presse et même dans leurs vies privés, sinon…
Des joueurs victimes ?
Dans les centres de formations, dès leurs plus jeunes âges on promet au jeune mont et merveilles « tu sera un Maradona », « c’est lui le nouveau de Pelé ». La désillusion est trop souvent présente. En ce qui concerne les professionnels, et le plus grave et le plus dramatique sont là. La tension est telle qu’on oublie tout le reste. La machine foot fait perdre la tête… et même la vie. Qui, de ceux qui suivent l’actualité foot, ont oublié Marc Vivien Foé, joueurs camerounais ayant fais une crise cardiaque sur un terrain de football en 2003 durant la coupe des confédérations. Le cas de l’Espagnol Puerta est tout aussi dramatique, il trouva la mort un jour après qu’il ait eu un arrêt cardiaque sur le terrain. Ces joueurs avaient-ils la capacité de jouer au plus haut niveau avec toutes les pressions, tensions et exigences de ce milieu prenant en compte leurs états de santé pas exactement « conforme aux normes » ?
Pour conclure…
Le 9 juillet 2006 a eu lieu la finale de la coupe du monde entre l’Italie et la France. Plus de deux milliards de personnes de 213 pays différents se trouvaient devant leurs télévisions. Des joueurs qui gagent des millions, des sponsors dans leurs publicités créant du rêve et des héros auquel tout le grand public s’y identifie, les télés gagnent des milliards à travers ces sponsors. Tout le monde est heureux ? Presque… Fallait peut être que je précise que la femme de d’Antonio Puerta, avant le décès de son mari, allait mettre au monde un petit Puerta.
Le titre est « Le foot-business tue à coup de profit »
Zidane « acheté » pour 75 millions d’Euros, Figo à 61 millions, Ronaldinho « je te le donne à 100 millions » … il n’est un secret pour personne, les sportifs du haut niveau et en particulier les footballeurs gagnent à coup de millions (et encore !). Mais quel est réellement l’état des lieus dans ce monde qui déchaîne tant les passions ? Qui commande et qui obéit ? Il est clair que les chiffres présentés au début de cet article ne sont que l’arbre qui cache la forêt.
Bienvenue dans le « foot fric »
Dire que le football est uniquement un sport de ballon convivial n’est qu’illusion. La télévision dans une obsession d’augmentation de l’audimat, les annonceurs à la recherche de la perle rare utilisée comme support de marque, les clubs de foot cotés en bourse adaptant une politique de séduction basée sur la marketing, la planète foot occupe tous les esprits et concerne tous les portefeuilles. Les pratiques douteuses (douteuse est bien entendu un euphémisme) aussi se font monnaie courante et ne concerne plus que les matchs à proprement parlé. Même, par exemple l’élection d’un pays pour accueillir un événement majeur (comme la coupe du monde) est suspicieux prenant en considération tout ce qu’un pays gagnera en organisant cet événement.
Le diktat des chaînes télé
L’essentiel des ressources financières émane de la vente de droits de retransmission et de contrats publicitaires. Ainsi quand on est en présence d’un « gros acheteur », les ligues et fédérations qui organisent des compétitions ne peuvent que s’incliner devant ces puissances. Comme exemple, on peut citer l’Italie où c’est Sky qui décide (implicitement) des horaires des matchs selon leurs importances. Aussi, il n’y a pas très longtemps, ARTE, chaîne franco-allemande allait diffuser un reportage montrant la corruption dans la FIFA, ce reportage a été déprogrammé…
Les annonceurs s’y mettent aussi
Qu’ils soient sponsors ou équipementiers, les grandes marques ont aussi leurs mots à dire. Adidas et Coca Cola sont les premières multinationales à conclure des accords publicitaires lucratifs, notamment pour la FIFA. Le foot de haut niveau et son sponsoring sont une gigantesque machine à recycler l'argent. Ainsi, on associe souvent un joueur avec une marque. Zidane avec Adidas, Ronaldinho avec Nike etc. Le train de vie des joueurs « passés » sous contrat est rythmé selon les désirs des leurs « partenaires ». Ces joueurs ont l’obligation de ne porter que ces marques, que ce soit à l’entraînement, en conférence de presse et même dans leurs vies privés, sinon…
Des joueurs victimes ?
Dans les centres de formations, dès leurs plus jeunes âges on promet au jeune mont et merveilles « tu sera un Maradona », « c’est lui le nouveau de Pelé ». La désillusion est trop souvent présente. En ce qui concerne les professionnels, et le plus grave et le plus dramatique sont là. La tension est telle qu’on oublie tout le reste. La machine foot fait perdre la tête… et même la vie. Qui, de ceux qui suivent l’actualité foot, ont oublié Marc Vivien Foé, joueurs camerounais ayant fais une crise cardiaque sur un terrain de football en 2003 durant la coupe des confédérations. Le cas de l’Espagnol Puerta est tout aussi dramatique, il trouva la mort un jour après qu’il ait eu un arrêt cardiaque sur le terrain. Ces joueurs avaient-ils la capacité de jouer au plus haut niveau avec toutes les pressions, tensions et exigences de ce milieu prenant en compte leurs états de santé pas exactement « conforme aux normes » ?
Pour conclure…
Le 9 juillet 2006 a eu lieu la finale de la coupe du monde entre l’Italie et la France. Plus de deux milliards de personnes de 213 pays différents se trouvaient devant leurs télévisions. Des joueurs qui gagent des millions, des sponsors dans leurs publicités créant du rêve et des héros auquel tout le grand public s’y identifie, les télés gagnent des milliards à travers ces sponsors. Tout le monde est heureux ? Presque… Fallait peut être que je précise que la femme de d’Antonio Puerta, avant le décès de son mari, allait mettre au monde un petit Puerta.
Bruit de fond: Radio Neo
Image: L'article en question, en version papier
Citation du jour: "Il fit des livres, et il mourut, c'est ce qu'il avait souhaite comme epitaphe." Anonyme


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